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Tighersi disponible à la vente !
jeudi 25 septembre

 

Bonne nouvelle !!

Quelques exemplaires du livre sont encore disponibles à la vente dépêchez vous de le commander !!.

-"Thighersi " la déchirure ou la rupture est un roman en kabyle de Mohand Ait Ighil , publié en Algérie aux Éditions Aframed, 151 pages, format 120 x 200 mm.

Prix port compris : 7 euros en France métropolitaine

Pour commander, merci de me contacter : hamaneseddouk-ouffella.com.

Attention ! quantité limitée.

 
CALENDRIER ET RITES BERBERES
mercredi 9 janvier 2008

popularité : 100%

TAFSUT (printemps) 
Période : 28 /02 - 28/05 
Durée : 90 jours 
Ambukhen du 28 février au 13 mars 14 jours 
Timgharin du 14 mars au 20 mars 07 jours 
Aheyyan du 07 avril au 20 avril 14 jours 
Warisem du 21 avril au 30 avril 10 jours 
Imzehman du 01 mai au 07 mai 07 jours 
Nnisan du 08 mai au 14 mai 07 jours 
Izegzawen du 15 mai au 21 mai 07 jours 
Iwraghen du 22 mai au 28 mai 07 jours 

AWIL ou ANEBDU (été) 
Période : 29/05 - 29/08
Durée : 93 jours 
Iquranen du 29 mai au 04 juin 07 jours 
Âinsla le 06 juillet 01 jour 
Smayem du 25 juillet au 02 septembre 40 jours 

AMIWAN (automne) 
Période : 30/08 - 27/11 
Durée : 90 jours 
Lehlal du 28 octobre au 26 novembre 30 jours 
Iqeccacen du 27 novembre au 11 décembre 14 jours 

TAGREST (hiver) 
Période : 28/11 - 27/02 
Durée : 93 jours 
Llyali du 12 décembre au 20 janvier 40 jours 
Isemmaden du 28 décembre au 28 février 63 jours

Calendrier Berbère

 

 « An », est un mot d’origine latine (annus), qui définit une période de révolution planétaire permanente. Elle s’étale du 1er janvier au 31 décembre. Ainsi, pour faciliter la lecture de l’année, un élément de soutient a été crée sous l’appellation du mot « calendrier » dans lequel on retrouve schématisées les périodes, en guise de tableau qui compose l’an.

Seulement, à chaque calendrier, existe une répartition propre, toutefois, dans l’immense majorité des calendriers, on retrouve un élément commun qui est le nombre de jours composant la semaine. Sinon l’échelonnement de périodes est une chronologie bien précise à un calendrier bien précis, dépendant de l’espace et de référence.

Dans cet aspect la division du temps est diversifié, parmi tant d’autres divisions schématisées en tableau. Nous aborderons dans cet exposé le calendrier lunaire appelé aussi le calendrier hégirien ; le calendrier luni-solaire, appuyé par un 3e mois pour coïncider les saisons. Les calendriers solaires qui sont fondés sur la révolution de la terre autour du soleil. Dans le calendrier solaire, nous citerons le calendrier julien institué sous le règne de jules césars, ensuite vers 1582, il y’a eu la naissance du calendrier grégorien, établi par le pape Grégoire XIII avec certaines améliorations. Ce calendrier grégorien, est le calendrier que la majorité des peuples contemporains suivent.

L’histoire d’un peuple ne se limite pas uniquement à son histoire évènementielle car chaque civilisation a, parmi ces composantes, des facteurs d’ordre économique. En Numidie, l’activité du sédentaire rurale est orientée vers l’agriculture, mis à part certaines tribus dont l’activité essentielle est la bijouterie, la poterie ou l’activité maritime. Cette activité agricole, cyclique en rapport surtout avec les éléments qui la composent et le rythme des saisons et des jours était restée, dans certaines régions, réglé par le calendrier agricole. De ce fait, nous tirons une conclusion que l’activité du fellah relève plus du rite que du technique. A ce sujet, J. Servier écrit : « En Algérie. Le calendrier est fixé par le fellah à l’aide des repères qu’ils discernent facilement. » Donc le calendrier est basé sur la variation de la végétation. J. Servier continue : « un autre calendrier, issu des traditions astronomiques est savantes mis à la disposition des autochtones, à l’aide des dictons et des aphorismes, immuables même lorsque les révolutions stellaires sur lesquelles ils s’appuient ont varié. » A une période précise que nous situerons à l’envahissement de la Numidie par les Arabes, les associations des lunes de ces anciens calendriers ont disparu au profit des associations des mois du calendrier agricole arabe. Donc, vu le lien très étroit subsistant entre le travail agricole et les autochtones, ces derniers ont trouvé un moyen idéal dans le calendrier arabe, et cela à partir du XIVe siècle. Donc les appellations données aux période sont devenues usuelles (nissan, smayem.) au dépens des anciennes appellations, mises à l’écart (furar, meghres).

En ce qui concerne les noms donnés aux mois, mis à part le nom janvier, appelé en tamazight yennayer - qui est une composition des deux mots « yan-ayour ».Yan, qui veut dire (un ou premier) et ayour (lune). Les autres appellations de mois sont des emprunts à d’autres langues

Pour mieux argumenter cette translation de calendrier, chez les Amazighes nous parlerons de coincidence de dates.

Jusqu’au VIe siècle, certaines régions amazighes, si ce n’est l’immense majorité, se référaient au calendrier julien, à l’envahissement de la Numidie par les Arabes au siècle sus cité, la rupture s’est annoncée. Le calendrier agricole arabe s’est imprégné la place de vecteur aux dépens du calendrier julien. Durant cette période le calendrier julien en l’occurrence a subit des changements, ainsi il céda la place au calendrier grégorien, cela se passa exactement en 1582. Parmi les rénovations admises, le calendrier grégorien a possédé 13 jours en plus que le calendrier julien. Ainsi la synchronisation évènementielle entre le changement subit par le calendrier solaire en 1582 et l’invasion de la Numidie par les Arabes au VIe siècle, explique la différence des 13 jours entre le jours de l’an fêté par certaines populations ayant comme références le calendrier grégorien et d’autres populations, telles les Amazighs qui ont gardés le tableau chronologique du calendrier julien, qui a, comme on l’a cité, amputé de 13 jours.

LES RITES

 

Dans toute communauté instituée, des règles s’imprègnent en organisation, pour célébrer un événement. Les rites célébrés à l’occasion de l’avènement du premier Jour de l’An ont acquis une grande importance.

La célébration du premier Jour de l’An « Amenzu Yennayer », en région berbère, obtint une notoriété au point où elle est qualifiée comme étant une solennité communautaire, tel Achoura.

Chez les berbères, la célébration du Jour de l’An est marquée par deux rites : sacrifice propitiatoire et le souper de l’année « Imensi useggas ». Cette tradition s’annonce comme objet à orienter une force occulte vers une action bien déterminée.

A ce sujet, H. Genevois, dans son exposé Valeur et sang , écrit : « Soit pour l’acquisition ou la confession d’une chose de particulière que l’on entreprît pour inaugurer un travail que l’on entreprend, soit pour une nouvelle étape de sa vie. »

Sacrifice propitiatoire : C’est une cérémonie événementielle dans la famille qui a comme action de vénérer la force divine. Comme le démontre un proverbe amazigh : « Win yezlan rrich demnegh-as lâich » (A qui égorge une bête à plume, je garantie sa subsistance).

Pourquoi une bête à plume ? D’après ce qui est raconté, l’immolation spécialement de la volaille est indiquée par le Tout puissant, suivant une légende. On comprend que Dieu, une fois, envoya au ciel à Sainte Marie un pigeon, pour apaiser sa faim, lors de sa retraite volontaire, pour échapper à la colère de ses frères. Cette légende a crée la tradition, que l’immolation doit être une volaille dont les vertus prophylactiques sont, particulièrement efficaces. Du moins c’est ce qui est pensé. Alors, le coq est choisi par la majorité des pratiquants des rites. Sinon, à défaut, on choisit le lapin.

Et, comme caractéristique marquant la famille kabyle (taârift), les membres composant la famille sont regroupés sous un même toit, car on peut constater jusqu’à quatre générations regroupées comme un bloc soudé ; De ce phénomène marquant, surgit l’incapacité de satisfaire par l’immolation d’un coq toute composante familiale, en cette circonstance une exception est promulguée par les Sages : « Certaines familles nombreuses... immolèrent une victime plus importante, spécialement un chevreau (aqelwach). » Le chevreau aussi, est une bête de possession de propriété prophylactique ; Cette pratique aussi, est appuyée par un asefrou : « Lwehche itekkes lwehche » (le féroce ôte la peur).

En ce qui concerne les démunis, qui vivent le manque, on prépare une soupe, conçues par des légumes secs appelés (Irelman ou uftiyen). Ce plat représente une valeur pour exorciser les influences malfaisantes. Et rendre la cérémonie plus complète. A ce sujet un asefrou dit : « Chyadh itsqabal achayadh » (le rôti, affronte les maladies).

A cela s’ajoute la préparation des beignets (lesfendj, tihbal, lekhfaf) ou de crêpes (aheddour, tughrifin, achebbadh). Comme c’est remarqué, sur les appellations données aux plats, la différence existe en nom d’une région à une autre. Sinon le procédé en fabrication est similaire. A Taguemmount Azouz, à la préparation de Aheddour, on choisit une crêpe qu’on perce autant de fois qu’il y’a de mois. Une fois la crêpe est mise au feu, on attend d’où surgira la vapeur pour qualifier ce mois - auquel correspond le trou - de pluvieux. A Djemaa Saharidj, les beignets (lesfendj) sont réservés au lendemain, pour être consommé.

Le souper de l’année : Le souper de l’année, est un signe qui fait appel à l’abondance alimentaire. Il est inconvenant pour une ou l’autre famille de montrer des signes d’aisance, tout le monde doit être sur le même pied d’égalité que son prochain.

Imensi useggas, est fondamentalement un repas de fête. Dans certaines régions on arrive même à fabriquer et à garder de côté une part, destinées spécialement aux filles mariées et à la leur porter. Comme il existe aussi dans d’autres endroits que la femme et l’homme se réunissent autour du même plat, une exception qui surgit uniquement au cours de Imensi useggas.

Le plat en cette occasion est le couscous arrosé de légumes secs et de viandes. A Taourirt Menguellat, on destine une pensée à tout le monde, même aux absents ; on dispose des cuillères autour du plat, aux présents comme aux absents. Et le plat (aqdhih) ne doit pas être ni vidé ni nettoyé jusqu’au lendemain. Ce geste relève du fait que tout le monde doit profiter jusqu’à la fourmi. Tandis que à Ighil Ali, on y consomme le couscous de peur de l’envahissement des réserves de grains par les insectes et les fourmis.

Pour caractériser l’ambiance, des rites de prophylaxie corporelle sont organisés. A Djemaa Saharidj, Taourirt Mimoun. On applique sur les sourcils de genêt (timmi s tmetti n uzezzu). Ce rite est pratiqué pour renforcer la vue. Comme l’explique aussi E.Westermark dans son livre Survivances païennes dans la civilisation mahométane : « Quand approche la nuit, on fait un lion. Deux hommes ; placés l’un devant l’autre...Les jeunes gens cherchent un tellis dont ils revêtent et qu’ils fixent à l’aide de tresse d’alfa... alors l’individu, placé devant, se met à rugir dans un mortier qu’il tient à la main. La marmaille emmène le lion dans des maisons et dans les tentes où il effraye les petits enfants. Les jeunes gens disent aux habitants ’donnez-nous pour le dîner du lion’. On leur donne des figues sèches et des beignets. »

A Khemis ; près de Tlemcen, comme à Djemaa Saharidj, le carnaval y trouve une place importante aussi. Des enfants se promènent dans les rues, en portant une tenue vestimentaire conçue spécialement en cette occasion, et un masque fabriqué à base de citrouille. Le chef du groupe est appelé Bou âfif, qui a valeur de père noël, muni d’un tambour frappe dessus en quémandant, et tout en répétant la phrase d’usage. Le ramassage des dons est l’affaire des enfants.

Il n’y a mieux, pour terminer cet article qu’un passage extrait du Fichier berbère, cité par H. Genevois : « Laisser un peu de nourriture dans le plat... désire-t-on ne pas briser le cours de l’abondance si bien commencée ? »

Les origines mythiques

 

C’est au temps de l’Egypte ancienne que sera fixé l’an zéro du calendrier berbère. Il correspond à la date où le roi Chachnaq 1er (Sheshonq) fût intronisé pharaon d’Egypte. Ce roi berbère avait réussit à unifier l’Egypte pour ensuite envahir la Palestine. On dit de lui qu’il s’empara des trésors du temple de Salomon à Jérusalem. Cette date est mentionnée dans la Bible et constitue par là-même, la première date de l’histoire berbère sur un support écrit.

Les travaux des paléontologues et historiens démontrent sans équivoque que les Berbères étaient présents en Egypte depuis sa constitution. Nous retrouverons ensuite des inscriptions libyques sur la pierre de rosette. Des tifinaghs récents qui remontent au moins au Ve siècle avant notre ère, date du mausolée d’Abelessa. Les Imazighen Mashaouash, Libous orientaux de Cyrénaïque étaient en contact direct avec les l’Egypte ancienne. En 1200 avant J.C. la civilisation libyque avait même boulerversé l’équilibre de la Méditerranée orientale en envahissant l’Egypte. C’est à cette époque que le Berbères inventèrent une roue inconnue jusqu’alors et apprenaient aux Grecs à atteler quatre chevaux.

A la fin de la XXIe dynastie égyptienne, Sheshonk (Chachnaq 1er), grand chef militaire des Mashaouash, obtint du Pharaon Siamon, dont l’armée était en grande partie composée d’Imazighen, l’autorisation d’organiser un culte funéraire pour son père Namart, un privilège exceptionnel.

A la mort de Psossenes II en 950 av. JC qui avait succédé à Siamon, Sheshonk s’attribua la dignité royale et fonda la XXIIe Dynastie qu’il légitima en mariant son fils, Osorkon, la fille de Psoussens II, la princesse Makare et installa un autre de ses fils comme grand prêtre d’Amon Thèbes.

Sheshonk établit sa capitale Boubastis, installa les hommes de sa tribu dans des terres du delta du Nil et leur constitua des fiefs.

Une nouvelle féodalité prit pied en Egypte. L’an zéro amazigh se réfère donc à cette date historique de 950 av. JC ou Sheshonk fut monté sur le trône et fonda la XXIIe Dynastie.

 Les Imazighen fêtent aussi la nouvelle année qui correspond au 1er jour du mois Yennayer, soit le premier jour du calendrier julien. Le calendrier actuel est le calendrier grégorien.

Mohand Ait Ighil ( mo_aitighilhotmail.com )

 

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Messages de forum :
CALENDRIER ET RITES BERBERES
dimanche 7 février 2010
par  live
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CALENDRIER ET RITES BERBERES
mardi 2 février 2010
par  permanently
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jeudi 15 octobre 2009
par  elite

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